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L’Europe va tester l’affichage environnemental

La Commission européenne va expérimenter pendant trois ans des méthodologies de calcul de l’empreinte environnementale des produits et organisations, après la France.

Suite aux tests effectués entre le 1er juillet 2011 et le 1er juillet 2012, auprès de 168 entreprises volontaires de plusieurs secteurs de l’économie française, et notamment l’hôtellerie, l’affichage environnemental est à l’heure du bilan de cette expérimentation. De son côté, la Commission européenne dans une volonté d’harmonisation des différentes méthodes développées par les Etats membres et les acteurs privés, a publié le 9 avril deux guides méthodologiques pour mesurer la performance environnementale des produits et des organisations. Ces guides seront expérimentés pendant trois ans dans le cadre d’une démarche volontaire.

Dans une communication sur la construction d’un marché unique des produits verts, la Commission précise que cette phase expérimentale permettra de valider l’efficacité des méthodes proposées, ainsi que la possibilité de les utiliser dans le marché unique. "Les résultats de la phase de test seront soumis à un processus d’examen par les pairs qui examineront également d’autres méthodes. Si la phase de test est réussie, la Commission poursuivra la consultation avec les parties prenantes sur la meilleure façon de tirer les avantages de cette initiative. Les discussions se poursuivront également avec des partenaires internationaux sur le développement méthodologique en vue d’assurer la compatibilité et les synergies avec d’autres méthodes couramment utilisées".

Une méthodologie par les guides

Dans un premier temps, les deux guides fournissent une méthodologie pour réaliser une analyse de cycle de vie multicritère d’un produit ou d’une organisation. "Ces deux méthodes introduisent plusieurs améliorations importantes par rapport aux autres méthodes existantes, estime la Commission : une identification claire des catégories d’impact sur l’environnement afin de réaliser une évaluation globale, des exigences minimales sur la qualité des données et des instructions claires pour traiter certains aspects critiques d’une étude "Analyse du Cycle de Vie"(ACV), anciennement dénommé "écobilan".

L’objectif est de réaliser une photographie de l’empreinte environnementale d’un produit ou service. Des guides spécifiques devront ensuite être développés par catégorie de produits afin de rendre le dispositif comparable. Cette déclinaison des règles générales par catégorie de services ou de produits permettra d’identifier les trois ou quatre impacts les plus pertinents parmi les 14 indicateurs environnementaux identifiés pour l’instant, mais aussi les étapes du cycle de vie les plus impactantes. "De cette façon, les résultats des évaluations distinctes seront comparables", estime la Commission. Et d’expliquer : "Un modèle de produit considéré comme représentatif pour le marché européen sera défini. La performance environnementale de ce produit deviendra la référence à laquelle les performances des autres produits vendus sur le marché seront comparées. Ces performances pourront être communiquées au consommateur, qui pourra comparer facilement les différents produits lors de vos achats". Ce qui correspond aux travaux sur les référentiels produits menés depuis 2011 au sein de la plateforme Ademe/Afnor dans le cadre de l’initiative française d’affichage environnemental.

Un appel au volontariat jusqu’à fin avril

La Commission publiera au cours du mois d’avril un appel aux volontaires, invitant les parties prenantes (également en provenance de pays tiers) à participer ou à conduire le processus d’élaboration des guides spécifiques. Les participants seront sélectionnés en juillet pour un démarrage de la phase de test en septembre. "Le succès de cette phase pilote sera évalué sur la base de la diversité et de la représentativité des produits et des secteurs sélectionnés, ainsi que sur le nombre et la pertinence des parties prenantes, y compris dans la représentation des PME et des ONG. Elle devra également tenir compte des coûts et du temps nécessaire à la mise en œuvre des méthodes", indique la Commission.



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