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Ampoules halogènes : un sursis de deux ans ?

La France soutient un report de septembre 2016 à 2018 du retrait prévu par une directive européenne des ampoules "éco-halogènes", les plus énergivores encore sur le marché.

"La décision finale devrait avoir lieu à Bruxelles au printemps, les fabricants d’ampoules devant convaincre suffisamment d’Etats membres pour obtenir ce report qui nécessite une majorité qualifiée" explique Inès de Raguenel, chargée des affaires publiques du syndicat de l’éclairage.

La France, après un arbitrage entre le ministère de l’Ecologie et de l’Energie et celui du Redressement productif, est donc venue rejoindre le camp de ceux qui plaident pour au moins un report du retrait des rayons de ces ampoules, de catégorie énergétique "C" (soit le 5e rang sur 7).

La Commission a proposé un report à septembre 2018, mais en ajoutant le retrait de deux types d’halogènes spéciales, celles en forme de crayon et les petites "capsules", ce que conteste le secteur.

Le Syndicat de l’éclairage, qui réclamait un report à septembre 2020, met en avant les "1 200 emplois directs menacés" dans les deux usines françaises. En l’occurence l’usine Osram à Molsheim en Alsace (900 emplois) et l’usine Dr Fischer (300) à Pont-à-Mousson en Lorraine. Selon l’organisme, 7 300 salariés sont concernés en Europe.

Depuis le retrait progressif des rayons de la technologie historique des lampes à incandescence (entre 2009 et 2012), trois types d’éclairage subsistent : les éco-halogènes, les moins coûteuses qui représentent 70% des volumes vendus, les lampes fluo-compactes à basse consommation et les LED, par ordre de prix.



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