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Baromètre In Extenso : une reprise du secteur hôtelier disparate

Durant ce mois, l’hôtellerie française a enregistré le meilleur taux d’occupation, en comparaison avec les pays frontaliers, établi à 60% pour toutes les catégories d’hôtels. Toutefois, les dynamiques de reprise diffèrent d’une région à une autre, et le durcissement des consignes sanitaires en prévision des fêtes de fin d’année pourrait freiner cette tendance nationale, engagée par le secteur depuis l’été dernier.

Le durcissement des consignes sanitaires en prévision des fêtes de fin d’année pourrait freiner la tendance de reprise nationale engagée par le secteur de l’hôtellerie depuis l’été dernier, et qui s’est poursuivie durant le mois d’octobre.

Bien que les dynamiques de reprise diffèrent d’une région à une autre, le taux d’occupation à échelle nationale s’est stabilisé à 60%, toutes catégories confondues, réduisant davantage l’écart avec les performances d’avant crise, à 14%. Le prix moyen, en hausse de 4% comparé à 2019, a atteint 96€ HT pour cette période. Tandis que le RevPAR s’est établi à 57€ HT, en recule de 11%. En données cumulées depuis janvier, le RevPAR enregistre 41% de baisse et le taux d’occupation. Le prix moyen est quant à lui en hausse de 2%, sauf pour les établissements Super-économique (-1%) et milieu de gamme (-4%).

L’hôtellerie française a d’ailleurs enregistré le meilleur taux d’occupation durant le mois d’octobre, en comparaison avec les pays frontaliers, où l’occupation vacille entre 53% et 58% selon les données internationales de notre partenaire STR.

« La dynamique de reprise qui anime le secteur s’est jusqu’à présent construite sur la présence continue de la clientèle nationale. Les craintes soulevées par le dernier variant pourraient ainsi n’avoir que peu d’impact sur la relance, dans la mesure où les consignes sanitaires sont respectées scrupuleusement par les professionnels et si aucune fermeture administrative n’est décidée. Toutefois, la nouvelle vague risque de différer davantage le retour de la clientèle étrangère, notamment extra-européenne. » estime Olivier Petit, Directeur associé chez In Extenso Tourisme, Culture et Hôtellerie.

Paris et l’Ile-de-France : l’écart se réduit avec les performances d’avant crise

En octobre, l’hôtellerie parisienne a renforcé sa relance, et réduit considérablement l’écart avec les performances d’avant crise. La remontée du taux d’occupation amorcée en septembre s’est dont poursuivie, corrélée avec le retour de la clientèle d’affaires MICE. De 54% en septembre, le taux d’occupation s’est établi à 67% ce mois-ci, contre 86% en octobre 2019, soit une baisse de 22%. Et les prix moyens, en recul de -8%, se sont établis à 164 € HT toutes catégories confondues, alors que le RevPAR a atteint 110 € HT. En données cumulées, le revenu moyen par chambre disponible affiche toujours un écart conséquent, en chute de 69% sur la période allant de janvier à octobre, comparé à la même période en 2019. Cependant, durant ce mois, le recul d’occupation aura été sensiblement plus maîtrisé sur le segment Luxe (-8%), suivi par le Milieu de Gamme (-20%). Les hôtels de Luxe et les Palaces auront également vu leur prix moyen progresser sur le mois, comparé à 2019. Tandis que les catégories inférieures enregistrent une diminution de leur RevPAR allant de -9% à -13%. Le spectre d’une 5ème vague épidémique risque toutefois de reculer le retour de la clientèle internationale et de renforcer de nouveau le manque de visibilité pour les hôteliers.

Les résidences urbaines de tourisme franciliennes poursuivent également leur relance durant le mois d’octobre, affichant même un meilleur taux d’occupation que le mois précédent. Avec 70% et 68% de taux d’occupation sur les segments Économique et Milieu de Gamme, soit des hausses respectives de 7 et 9 points en comparaison avec septembre 2021. Encore nettement inférieure à 2019, les performances commerciales des résidences ont enregistré d’importantes variations de leur RevPAR, de l’ordre de 28% ce mois-ci, comparé à 2019.

Les régions ( hors Côte d’Azur) : la reprise des évènements professionnels stabilise les taux d’occupation

Comme pour l’hôtellerie parisienne, les hôtels en Régions continuent de bénéficier de la reprise avec un taux d’occupation de 58% en octobre. Parallèlement, le prix moyen affiche une hausse nette de 9% par rapport à 2019, toutes catégories confondues, atteignant 82€ HT. Cette progression des prix moyens est partagée par l’ensemble des catégories, allant de 6% à 8% du Super économique au Milieu de Gamme, et atteignant 16% sur les catégories supérieures. Le RevPAR, de 48€ HT, n’est en recul que 2% ce mois comparé à 2019. En données cumulées, il enregistre toutefois une chute de 29%.

À l’échelle des Métropoles régionales et des Grandes agglomérations, les hôteliers ont enregistré de bonnes performances, qui s’expliquent par la reprise des événements professionnels et les vacances scolaires de la Toussaint.

Les performances des résidences de tourisme localisées en Régions se stabilisent, elles enregistrent une variation négative du RevPAR de 8% sur le segment Milieu de Gamme, et de 12% sur l’Économique, comparées à octobre 2019. Les façades littorales ont également affiché une croissance en moyenne de 12% du RevPAR, par rapport à 2019, toutes catégories confondues. Les littoraux Sud-ouest et méditerranéens ont été davantage concernés, avec une hausse du RevPAR allant de 15% à 19% sur toutes gammes.

Côte d’Azur

La Côte d’Azur a entamé le dernier trimestre de l’année 2021 avec des performances sensiblement plus mitigées qu’en Régions. Malgré la reprise du calendrier évènementiel, et du retour d’une partie des clientèles MICE, l’absence des clientèles internationales pèse toujours sur le niveau d’occupation. Ce dernier est en recul de 20% comparé à 2019, s’établissant à 54%, toutes catégories confondues. A l’exception de la catégorie Super-économique qui a enregistré un surcroit d’occupation de 8%, par rapport à 2019.

Les catégories supérieures enregistrent quant à elles un recul homogène de leur niveau d’occupation, oscillant de -19% à -23%. Le prix moyen, de 133 € HT toutes catégories inclues, est stable en comparaison à l’année précédente. Seuls les établissements Luxe affichent une croissance de 19% de leur RevPAR, atteignant 449 € HT. Les autres catégories enregistrent des reculs compris entre 2% et 8%. À l’échelle du pôle, les catégories intermédiaires (Économique et Milieu de Gamme) restent les plus affectées. Sur la catégorie Haut de Gamme & Luxe, Monaco montre plus de résistance que Cannes et Nice, avec un RevPAR en recul de 9%, contre respectivement 19% et 21%.



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