Accueil > Eau, air, énergie, déchets > Généralités > Biodéchets : expérimentation du tri à Paris

Biodéchets : expérimentation du tri à Paris

Si certains restaurateurs s’engagent dans cette opération pilote, c’est parce que le cadre réglementaire de la valorisation des déchets va devenir plus contraignant. En effet, le décret du 11 juillet 2011 prévoit que : " les producteurs ou détenteurs d’une quantité importante de déchets composés majoritairement de biodéchets sont tenus d’en assurer le tri à la source en vue d’une valorisation organique."

En 2012, le seuil à partir duquel était imposé la valorisation des déchets alimentaires était de 120 tonnes par an. Depuis le début de cette année, cette quantité est revue à la baisse et tombe à 40 tonnes par an. Dès 2016, un établissement qui servira 100 à 300 couverts par jour (soit la production de 10 tonnes de bio-déchets par an) sera considéré comme un gros producteur et devra ainsi assurer le tri des bio-déchets en vue de leur valorisation par méthanisation.

Une collecte initiée par les restaurants, hôtels et traiteurs

Cette démarche favorisant l’économie circulaire a été initiée par les professionnels eux-mêmes, avec à leurs côtés le Synhorcat ; le Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers, traiteurs qui est majoritaire dans la restauration traditionnelle de la capitale, lui-même épaulé financièrement par l’ADEME. On compte une dizaine de professionnels à l’heure actuelle impliquée dans cette expérience, et ces derniers espèrent rassembler au moins 80 autres établissements essentiellement situés dans les 1er, 2ème et 8ème arrondissements de Paris. Une petite participation sera demandée aux entreprises pilotes pour l’ensemble du projet devant durer 6 mois. Elle sera fonction de la taille de l’entreprise (autour de 200 euros). Cet apport sera déduit de la future contribution lorsque cette collecte sera devenue pérenne.

Usine de méthanisation dans l’Essonne

La valorisation de ces déchets alimentaires s’effectue en île-de France dans le méthanisateur d’Etampes. Outre le fertilisant issu de cette transformation qui a pour nom " digestat", la matière organique dégradée à l’abri de l’oxygène produit du biogaz ou biométhane utilisé pour la production d’énergie (chauffage et électricité). Ce fertilisant organique écologique se substitue ainsi aux fertilisants chimiques en agriculture. Ainsi, dans l’Essonne, les agriculteurs utilisent cet engrais dans leurs champs et contribuent ainsi à protéger l’environnement.



Emplois hôteliers

SortirDuPetrole.com

Hotels Econews- 4, rue des Tennerolles, 92210 Saint-Cloud. Mail:jfb@hotelseconews.com Copyright hotelseconews.com Mentions légales