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Des panneaux solaires qu’on imprime !

Paul Dastoor, un chercheur australien, travaille avec son équipe depuis dix ans à la confection de liquides capables de capter et de transformer l’énergie solaire en électricité.

Ses travaux ont fini par payer en 2017 car son équipe est parvenue à fabriquer une peinture photovoltaïque. Puis, les chercheurs de l’université de Newcastle ont transformé la peinture conductrice en encre. Son principal intérêt : être utilisée avec une imprimante 3D. Ainsi, les Australiens ont réussi à imprimer des panneaux solaires qui sont totalement différents des panneaux solaires classiques, larges, lourds et encastrés dans du verre épais de 10 millimètres. « Nous imprimons nos panneaux sur des films plastiques qui font moins de 0,1 millimètre de largeur » , affirme Paul Dastoor. Et ils possèdent d’autres avantages : en lumière moyenne ou faible, ils arrivent à produire plus d’énergie que les photovoltaïques classiques. Outre toutes ces qualités, ils sont beaucoup moins chers que ceux présents actuellement sur le marché. Ainsi à titre de comparaison, Paul Dastoor espère que le produit pourra être imprimé à grande échelle pour un coût de moins de 8 dollars (7 euros) par unité, alors que le panneau solaire de Tesla, l’un des moins chers, coûte 235 dollars (206 euros) l’unité à l’achat.

Ces panneaux solaires imprimables sont fabriqués à base de polytéréphtalate d’éthylène (couramment appelé PET), qui est un plastique de polyester saturé. Leur créateur assure qu’ils sont incroyablement robustes et sont entièrement recyclables.

Comment c’est fabriqué ?

Le matériau est fabriqué en imprimant une encre sur des feuilles stratifiées claires et minces comme du papier, à l’aide de presses classiques. Il est important de noter que l’équipe UON du professeur Dastoor a mis au point le l’encre et le procédé d’impression.

« Après cinq années de développement interne, tous les composants de ces encres sont maintenant synthétisés à grande échelle dans notre "Center for Organic Electronics" à l’ aide de matériaux à base de carbone non toxiques. Ces composants sont ensuite utilisés directement ou ultérieurement transformés en encres et peintures à base d’eau », a déclaré le professeur Dastoor.

Performance

Initialement, la production du site est utilisée pour des études scientifiques, permettant pour la première fois à des chercheurs australiens de surveiller la manière dont de vastes zones de ces cellules solaires imprimées répondent aux différentes conditions de la vie réelle. Le professeur Dastoor a déclaré qu’à la différence des panneaux photovoltaïques traditionnels, la technologie permettait de maintenir un flux d’énergie plus constant dans les zones faiblement éclairées et les nuages. « Notre solution solaire imprimée continue de fonctionner de manière homogène par faible luminosité et sous une couverture nuageuse, ce qui signifie que les utilisateurs ne font pas l’expérience d’une baisse de productivité. » Le matériau est si sensible qu’il peut même produire de petites quantités d’énergie à partir du clair de lune selon les dires des chercheurs.

Légèreté et la facilité d’installation du matériau

Etant léger le film est attaché au toit et aux murs du site de démonstration par de simples bandes de velcro et se déploie comme une longue feuille de matériau laminé très mince.

« La technologie est peu coûteuse, ce qui la rend idéale pour des applications dans les pays du monde où environ 1,2 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité. Parce que le matériau est léger et qu’il peut être imprimé rapidement, il est également idéal pour être utilisé par des secours en cas de catastrophe en faveur des personnes déplacées et pour l’alimentation de bases d’urgence temporaires. Le matériau peut être déposé et installé très facilement », explique le chercheur.

Voir la vidéo : https://www.news.com.au/video/id-53...



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