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Des restes de pesticides interdits dans des fraises

Générations futures a dévoilé après enquête que des pesticides interdits et des perturbateurs endocriniens ont été découverts dans des fraises d’origine espagnoles, mais aussi françaises, qui sont vendues dans notre pays, et qu’il est nécessaire de prendre les mesures nécessaires qui s’imposent au niveau nationale.

Ces fraises présentaient des substances susceptibles de perturber les mécanismes hormonaux ; il s’agit de résidus phytosanitaires. Ainsi, 65,38% des échantillons français ont au moins un résidu de pesticide, et 78,26% de ceux provenant d’Espagne ont au moins un résidu de pesticide. De même, 37 molécules différentes ont été identifiées, dont 8 Perturbateurs endocriniens différents. A noter que le taux de présence de résidus de la quasi totalité des molécules trouvées était conforme à la norme. Nous n’avons repéré qu’un seul dépassement de Limite Maximale en Résidu (LMR) pour l’acrinathrine soit un taux de non conformité de 2,04%.

Découverte de produits interdits

Ces analyses ont également révélé la présence de résidus de pesticides interdits ou interdits d’usage sur la fraise dans les pays de production (France ou Espagne). Pesticides interdits en Europe :

• 2 échantillons français sur 26 (soit 7.69%) contenaient de l’endosulfan, un insecticide interdit en Europe depuis 2005 et inscrit sur la liste des Polluants Organiques Persistants devant être éliminés au niveau mondial dans le cadre de la convention de Stockholm, convention mise en œuvre sous l’égide de l’ONU ;

• 2 échantillons espagnols sur 23 (soit 8.69%) contenaient du carbosulfan, un insecticide interdit en Europe depuis 2007 !

Pesticides d’usage interdit sur la fraise dans les pays de production :

• 3 autres échantillons français sur 26 (11.53%) contenaient des substances actives (SA) autorisées en France mais pas sur la fraise : 2 contenants de la flonicamide et un l’acétamipride ; • 2 autres échantillons espagnols sur 23 (8.69%) contenaient des SA autorisées en Espagne mais non autorisées sur la fraise : un contenant le spirotetramat et l’autre le dimetomorphe.

Le gouvernement alerté

L’association participe au groupe de travail mis en place en février par le gouvernement, qui doit l’aider à définir avant la fin juillet sa stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens.

« Nous alertons nos dirigeants sur la nécessité de prendre des mesures immédiates et fortes pour réduire l’exposition des populations aux pesticides PE et d’adopter une stratégie nationale sur les PE ambitieuse. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « De plus, la présence de pesticides interdits en Europe ou sur la culture de la fraise dans plus de 18% des échantillons testés est proprement inacceptable. Là encore, nous attendons une action forte du Gouvernement qui doit faire rapidement cesser cette situation, sur cette culture et sur toutes les autres. » ajoute t’il.



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