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Encre et cartouches : un danger environnemental

Les cartouches usagées représentent en France, 60 000 tonnes de déchets polluants chaque année. L’emploi inconsidéré de cartouches et toners représentent une menace pour notre environnement et notre santé. Des mesures de prévention s’imposent.

On produit et on utilise chaque seconde dans le monde 54 cartouches d’encre soit 1,1 milliards de cartouches par an. Produire une cartouche neuve pour une cartouche laser génère une consommation d’environ 3,5 l de pétrole et 90 ml pour une cartouche à jet d’encre.

Ces cartouches une fois utilisées contiennent des composants extrêmement toxiques pour l’environnement (oxyde de fer, aluminium, arsenic et nitrate d’argent dans le tambour photoconducteur…) et présentent des risques pour la santé. Considérés comme des déchets industriels spéciaux, les toners et cartouches sont de véritables poisons pour les sols et menacent notre santé. Quand on sait que le plastique utilisé dans une cartouche standard peut mettre de 400 à 1000 ans à se décomposer, la perspective a de quoi faire frémir. Autant que le contenant, le contenu des cartouches, à savoir l’encre, entraîne des émissions de COV (composés organiques volatils) et de poussières dues aux pigments émis dans l’atmosphère lors du procédé d’impression. Les encres d’imprimerie utilisées en séchage à chaud (heatset), flexographie, héliogravure, et numérique, sont toutes de potentielles sources de COV sans parler des produits utilisés que l’on retrouve dans les nappes phréatiques.

Recycler les cartouches c’est agir en faveur du développement durable

On n’imagine pas les conséquences d’une cartouche jetée, pour la préservation de l’environnement. Il existe pourtant une solution simple et à la portée de tous. Eviter de jeter et recycler. Le but est clair, moins de consommables = moins de pollution. L’urgence commence aujourd’hui d’une part par la réutilisation des toners et cartouches d’encres, d’autre part par l’utilisation d’encres végétales sans danger pour l’environnement et la santé. Certains sites comme tonerpartenaire.fr ou eco-collecte.fr rachètent les cartouches vides. Il est aussi possible de les déposer dans une borne de récupération ou de les réutiliser.

L’ADEME souligne qu’il est deux fois plus avantageux autant sur un plan financier qu’écologique de réutiliser une cartouche d’encre plutôt que recycler ses composants. Certaines cartouches d’encre vide peuvent être à nouveau remplies bien que certains constructeurs placent une puce électronique qui empêche le réemploi, obligeant ainsi le consommateur à acheter de nouveaux produits de la même marque.

Les encres écologiques pour une planète propre

Les encres végétales s’inscrivent parfaitement dans la démarche de développement durable de toute activité d’éco-impression. Elles offrent ainsi une alternative intéressante aux encres minérales à base d’hydrocarbures. On appelle encre végétales des encres qui, à la place d’huiles minérales, contiennent des huiles végétales comme diluants. Il s’agit principalement de l’huile de lin, de soja, de bois de Chine ou éventuellement de colza, de maïs, de tournesol, de noix de coco, de coeur de palmier… A ces huiles végétales on rajoute des résines naturelles extraites de pins spéciaux. Les pigments et autres additifs restent des produits de synthèses biodégradables.

Les avantages des encres végétales

Ces encres végétales présentent de nombreux avantages notamment au regard du transfert par l’apport de couleurs plus brillantes, plus intenses. Elles offrent également une meilleure stabilité eau-encre ce qui augmente la vitesse de machines et réduit la gâche. Les encres végétales procurent un meilleur séchage et résistance au frottement sur certains papiers. Enfin elles réduisent l’impact sur l’environnement avec la réduction de la consommation d’encre et de papier, une recyclabilité facilitée et une réduction des C.O.V. La seule crainte pour le bénéfice écologique serait que ces huiles végétales soient issues de l’agriculture intensive et de l’utilisation d’engrais chimiques, de pesticides, d’une irrigation non contrôlée … auquel cas, le bénéfice environnemental gagné d’un côté serait vite perdu de l’autre.



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