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Energies renouvelables : résultats 2014 du baromètre IFOP/QUALIT’ENR

A l’heure où une saturation fiscale des Français se fait sentir et où la place des énergies renouvelables constitue une solution économique rentable à long terme, Qualit’EnR, reconduit pour la 4ème éditionconsécutive son baromètre « Quelle place pour les énergies renouvelables chez les Français ? ».

Le paysage énergétique changeant (opérateurs, prix...) et le contexte économique actuel bousculent les comportements des ménages français, tant leur consommation énergétique que leurs projets de rénovation. Le Plan de rénovation énergétique de l’habitat (PREH) donne le ton : avec 500 000 rénovations énergétiques lourdes par an visées d’ici 2017, l’objectif est d’accompagner les ménages dans leurs projets pour atteindre une diminution de 38% des consommations d’énergie à l’horizon 2020. L’adoption prochaine du projet de loi sur la transition énergétique, la loi de finances 2014 et l’entrée en vigueur de l’éco-conditionnalité des aides publiques dès le 1er juillet prochain confirment l’importance accordée aux postes de consommations énergétiques dans le logement et à la place des énergies renouvelables. 
- 37% des Français souhaitent s’équiper, dont 65% d’ici 2 ans

La confiance des Français dans les énergies renouvelables ne tarit pas : les inserts, poêles à bois et pompes à chaleur arrivant en tête avec respectivement un taux de confiance de 79%, 78% et 79%. Et pour cause, au-delà du critère environnemental, 81% déclarent que les énergies renouvelables permettent de faire des économies financières, soit une augmentation de 4 points depuis l’année dernière. Cette hausse met en évidence la portée économique de la rénovation énergétique, que les ménages prennent de plus en plus en compte lorsqu’ils décident de s’équiper. Et de fait, les pourcentages d’usagers équipés ne faiblissent pas : 39% des Français sont déjà équipés –principalement d’inserts bois et de poêles à bois (respectivement 18% et 13%). Les augmentations annuelles du prix des énergies traditionnelles amènent les ménages français à s’orienter vers des solutions alternatives : c’est pourquoi 37% ont l’intention de s’équiper, dont 65% d’ici 2 ans.    Encore une fois, les systèmes bois-énergie sont les plus populaires, avec par exemple 39% d’interviewés qui déclarent vouloir installer un insert dans l’année à venir, et 36% pour le poêle à bois.   Un autre fait marquant de l’évolution des comportements : en matière de production d’électricité, 72% des interrogés voudraient pouvoir consommer celle qu’ils produisent directement et injecter l’excédent dans le réseau, plutôt que de la vendre pour la racheter ensuite.

- 1 Français sur 2 ignore qu’ils devront faire appel à des installateurs qualifiés « Reconnu Garant de l’Environnement » pour recevoir les aides de l’Etat.

Si les particuliers affichent de plus en plus le désir de s’équiper, la connaissance des critères d’attribution des aides publiques (Crédit d’impôt et prêt à taux zéro) reste hétérogène : seuls 50% des personnes interrogées ont connaissance des nouveaux critères d’attribution. Parmi eux, la plupart considèrent que cette mesure, qui entrera en vigueur à partir du 1er juillet 2014, est une bonne chose (43% parmi les 50% informés), preuve que les Français reconnaissent l’importance de faire appel à un installateur qualifié. En effet, 63% des Français font confiance aux installateurs d’équipements énergétiques. Plus encore, 74% d’entre eux font plus facilement confiance à un installateur disposant d’un label qualité ou d’une qualification.
- La hausse de la facture énergétique pousse les ménages à solliciter les énergies renouvelables au détriment du gaz naturel et de l’électricité issue du nucléaire.

Malgré un très léger recul par rapport à 2013 (-2 points), plus de 9 ménages sur 10 (91%) considèrent toujours leur facture énergique élevée, et plus d’un tiers (34%) trouvent même son montant « très élevé ». Sans grande surprise, près de 8 ménages sur 10 (78%) s’attendent en plus à voir leur facture augmenter dans les deux ans à venir. Si ce résultat représente une baisse de 10 points par rapport à 2013, il ne reste pas moins que cet avis est partagé par une grande majorité des ménages, et que la baisse se fait au profit du pourcentage d’interviewés qui prédisent une stabilité de la facture (16%, soit une augmentation de 8 points). Ce transfert peut s’expliquer par l’idée de plus en plus partagée que les factures sont déjà au plus haut.

En conséquence, l’écart entre les filières énergétiques traditionnelles (gaz naturel, nucléaire, fioul...) et les renouvelables se creuse, les Français soutenant ces dernières au détriment des énergies traditionnelles. Pour la production de chaleur et d’électricité, 90% considèrent qu’il faut encourager le développement de la filière EnR, alors que le gaz naturel, deuxième du classement avec 66%, accuse une baisse de 14 points par rapport à 2013. De manière générale, toutes les énergies traditionnelles perdent en popularité : le nucléaire perd 9 points et tombe à 45%, le gaz de schiste n’est soutenu que par 24% des Français, soit une baisse de 11 points, le charbon et le fioul arrivent quant à eux en fin du classement avec des baisses respectives de 22 et 11 points.



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