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Isolation végétale : le choix du bon matériau pour une meilleure efficacité

Dans la construction, chaque matériau/produit doit assurer une ou plusieurs fonctions afin de répondre aux enjeux actuels et à venir du bâtiment (performance énergétique, performance environnementale, confort des occupants…). Il convient d’ailleurs parfois d’associer plusieurs matériaux pour répondre à un ensemble de fonctions essentielles pour la construction (mécanique, thermique, acoustique, esthétique…).

Concernant l’isolation et plus particulièrement l’isolation végétale, la diversité des solutions disponibles sur le marché permet aujourd’hui de répondre positivement aux problématiques de la construction moderne et de la rénovation. Voilà quelques solutions proposées :

Le chanvre

Cultivé sur l’ensemble du territoire français, le chanvre est une plante annuelle, très bonne tête d’assolement elle ne nécessite pas de produit phytosanitaire (insecticides, pesticides, fongicides). 
La France est aujourd’hui le premier producteur de chanvre en Europe avec environ 10000 Ha de culture. Aujourd’hui, trois co-produits issus de cette plante sont valorisés sur différents marchés tels que le bâtiment, la plasturgie, la papèterie, ou encore l’agroalimentaire... Il s’agit de la graine, de la fibre et du bois de la tige (aussi appelé chènevotte).

Sur le marché du bâtiment les fibres de chanvre sont utilisées pour fabriquer des matériaux d’isolation rapportée (type laine isolante) et la chènevotte comme granulat pour confectionner des bétons.

Le lin

Cultivé principalement en Normandie et en Picardie (environ 50000 Ha) la plante de lin, en fonction des variétés, permet d’obtenir deux co-produits :

- les graines valorisées en agroalimentaire, dans l’industrie des peintures ou dans l’alimentation du bétail.

- la tige qui après transformation donne des fibres valorisées dans l’industrie textiles, l’industrie des composites, le bâtiment et des anas utilisés pour la fabrication de panneaux de particules, les litières pour animaux ou encore l’énergie. Dans le domaine du bâtiment les fibres de lin sont utilisées pour fabriquer des matériaux d’isolation rapportée (type laine isolante) et des sous-couches pour l’isolation acoustique sous revêtements de sols.

La fibre de bois

La fibre de bois est obtenue à partir de chutes de scierie ou d’arbres de qualité secondaire. 
Le process de fabrication consiste à réaliser un défibrage thermo-mécanique des copeaux de bois. Les fibres ainsi obtenues associés à des liants (polyoléfine…) sont ensuite mise en forme en milieu humide ou à sec pour obtenir des panneaux rigides ou souples.

Les différents process de fabrication permettent d’obtenir une très large gamme de produits avec des densités allant de 40 à 250 kg/m3.

En termes d’application, il convient de distinguer :

- Les panneaux semi-rigides ( solation des toitures, l’isolation des sols et des planchers et l’isolation des murs).

- Les panneaux denses ( isolation des toitures, l’isolation des sols et des planchers et l’isolation des murs, mais aussi en sous-toiture, en support de chape et comme isolant extérieur à crépir).

Le coton recyclé

Issu de la récupération et du tri de textiles usagés, le coton recyclé est obtenue par effilochage.
 Les fibres ainsi obtenues reçoivent un traitement fongique et peuvent être utilisées en vrac ou sont mélangées à un liant polyester (15%) et sont mis sous forme de panneaux ou de rouleaux. La densité des produits ainsi obtenus est de l’ordre de 25 kg/m3 et leur conductivité thermique de 0,039 W/(mK).

Leurs principales applications sont l’isolation des toitures, l’isolation des sols et des planchers et l’isolation des murs.

La ouate de cellulose

La ouate de cellulose de couleur naturelle grise, se présente sous la forme de fibres de cellulose en vrac, obtenues à partir de papiers de recyclage triés et broyés puis traités pour résister au feu et aux développements fongiques. Grâce à ses qualités intrinsèques la ouate de cellulose offre à la fois une protection thermique en hiver (conductivité thermique λ de 0,040 W/(m.K)) et contribue au confort d’été (forte capacité de déphasage). Par ailleurs, les performances thermiques de la ouate de cellulose sont très peu sensibles aux variations d’humidité.

Sa présentation sous forme de fibres, légères et souples, lui permet par ailleurs de couvrir uniformément toute la surface à isoler et de s’infiltrer dans les moindres interstices, limitant ainsi tout pont thermique. En complément de ces propriétés thermiques, la ouate de cellulose de par sa structure enchevêtrée présente d’excellentes performances acoustiques. La ouate de cellulose en vrac permet d’isoler thermiquement l’ensemble des parois d’un bâtiment : les combles non aménagés ou perdus sont isolés par soufflage, l’isolation thermo-acoustique des parois verticales est réalisée par insufflation ou projection humide de la ouate de cellulose. Enfin, les planchers et rampants de toiture sont isolés par insufflation.

Sur le plan environnemental et sanitaire la consommation d’énergie grise nécessaire à la fabrication de la ouate de cellulose est très largement inférieure à celle des isolants traditionnels.

La ouate de cellulose peut aussi se présenter sous la forme de panneaux semi-rigides, notamment pour l’isolation thermo-acoustique des toitures, entre chevrons, ou pour l’isolation acoustique des cloisons distributives et séparatives.



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