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Lampes et économies d’énergie : halogène, LFC, LED… Que choisir ?

Rétirées du marché, les ampoules à incandescence classiques sont vouées à disparaître avec l’élimination de leur stock. Néanmoins, de l’halogène au LED en passant par les LFC, le choix est loin d’être évident. Voici une façon de procéder.

S’il est impossible de se passer d’éclairage, diminuer sa consommation est encore facile pour beaucoup d’établissements hôteliers. Trois leviers sont directement disponibles pour agir : les technologies d’automatisation, le comportement des collaborateurs et l’équipement en lampes de l’hôtel.
- La technologie qui consiste à automatiser l’allumage, par exemple avec les cartes d’entrée de chambre qui permettent d’autoriser l’éclairage quand le client y entre et de le couper systématiquement quand il en sort.
- Le comportement de tous les collaborateurs. La consommation liée à l’éclairage dépend en bonne partie du comportement de chacun. Cela commence par l’extinction des lumières quand on sort d’une pièce et se poursuit par le dépoussiérage régulier des lampes, le choix d’abat-jour clairs ou encore la mise en valeur de la lumière extérieure.
- L’équipement en lampes. Les ampoules à incandescence classiques ne sont désormais plus fabriquées. Néannoins, si leur remplacement général est inévitable à terme, vous pouvez toujours en avoir en stock. Nous vous conseillons non de jeter ces ampoules mais de les écouler en les utilisant dans les endroits les moins fréquentés de l’hôtel, même si leur éclairage chaud plaît dans les chambres et salons. Cela peut-être une remise, une cave, un grenier, un bâtiment annexe peu utilisée en soirée, etc. Cette action peut être complétée par l’élimination des ampoules dénuée d’utilité réelle.

Rester vigilant à « l’efficacité lumineuse » des lampes

Devant le choix actuel de lampes, la vraie question sera de savoir par quoi vous allez les remplacer. Pour ce faire, il convient de ne plus faire son choix d’éclairage en watts (c’est-à-dire ce que consomme la lampe) mais en lumens/watt (ce qui donne l’efficacité lumineuse de la lampe pour 1 watt consommé). Ainsi l’efficacité des lampes à incandescence « classiques » va de 9 à 15 lumens/W, celles des halogènes de haute qualité de 17 à 27 lumens/W, celles des LFC (lampes fluo-compacte, ou LBC, lampes basse consommation) de 50 à 70 lumens/W, celles des lampes à LED de 40 à 80 lumens/W. Il faut également prendre en compte leur résistance aux basses températures (pour l’extérieur), la lumière reposante ou dynamique qu’elle diffuse, la pollution qu’elles peuvent causer en cas de casse, etc.

Un peu d’halogène… à l’extérieur

La première option possible est la lampe à incandescence halogène « haute efficacité », sachant que la classe C de ces lampes seront pour la plupart retirées du marché en 2016. Produisant une lumière souvent appréciée, elles peuvent durer jusqu’à 3000 heures (1000 heures pour une ampoule classique), supportent les variateurs et les basses températures. Mais elles ne font économiser que 30% d’électricité par rapport à l’ampoule à incandescence classique. Son usage doit donc être surtout privilégié en extérieur.

Lampes fluo-compactes : attention mercure, recyclage obligatoire

La seconde option rassemble tout le bataillon de lampes fluo-compactes. Elles doivent durer au moins 6000 heures et permettent jusqu’à 80% d’économie par rapport à un éclairage classique. Leur lumière est par ailleurs moins blafarde qu’il y a quelques années et leur temps d’allumage est réduit. Regardez bien les gammes pour faire votre choix. On trouve par exemple des modèles destinés aux allumages fréquents, des modèles à baïonnette... Dans tous les cas, vérifiez toutefois si besoin leur compatibilité aux variateurs. Pour les utilisations potentiellement prolongées, placez ces lampes à au moins 30 cm de l’usager, et cela autant pour des raisons de confort que de précaution (champs électromagnétiques). Ces lampes ne doivent pas être jetées car elle contiennent du mercure (même si c’est une faible quantité, c’en est quand même…). Le recyclage doit donc être systématique. Des lieux de collecte existent sur les lieux de vente.

LED : privilégiez la qualité

La troisième option est la lampe à LED (light-emitting code) ou diode électro-luminescente. Cette lampe possède une durée de vie qui peut aller de 20 000 à 40 000 heures. Et elle fait économiser jusqu’à 90% de consommation électrique par rapport à une ampoule classique. Autres avantages : l’allumage est instantané, elle résiste au froid, elle ne contient pas de mercure, elle supporte les allumages répétés… Donc, il est plus que tentant d’en mettre lors de toute rénovation de type « basse consommation », sinon dès que possible. Néanmoins, dans ce secteur, il est conseillé de privilégier la qualité car il existe aussi de mauvaises LED… Et la qualité se paye toujours. D’autre part, le rendu des couleurs et le côté « froid » de la lumière est encore montrée du doigt malgré des progrès certains. Question de confort et de précaution, il est de surcroît conseillé d’utiliser les LED dans les luminaires qui évite toute vision directe de la lumière bleutée que les LED de couleur blanche peuvent émettre. Enfin, après la LED, sachez que nous connaîtront le développement de l’organic LED, avec des sources très fines, des luminaires souples, etc. Mais le prix reste encore élevé et l’efficacité trop limitée pour en faire une lampe à économie d’énergie : environ 20 lumens/W.

Bien choisir son éclairage avec l’Ademe



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