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Petits établissements et durabilité

Pour les petites structures, la voie de la labellisation peut sembler longue, compliquée, exigeante et coûteuse. Il n’est pas toujours aisé de choisir la classification verte appropriée à leurs besoins. Pourtant, les avantages sont nombreux et un retour sur investissement peut-être constaté sur les premières années .

Avant de partir à la recherche du label le plus adapté à son entreprise, l’hôtelier doit être convaincu de vouloir s’inscrire dans une démarche de développement durable. En effet, l’adhésion à une "distinction verte" nécessite de sa part des changements dans la façon de concevoir le produit proposé au client, de sa création à sa mise sur le marché. Ainsi, l’hôtelier doit établir une liste des actions incontournables à mettre en oeuvre en amont de sa demande :

▪ « Verdir » sa stratégie principale : intégrer les principes du développement durable à toutes les sphères de son entreprise ;

▪ Avoir une vision et définir des cibles à atteindre : déterminer le positionnement de l’établissement pour les dix prochaines années, définir des objectifs réalistes et anticiper les difficultés à venir ;

▪ Mesurer les progrès dès le début : motiver l’équipe par l’évaluation du succès de la démarche, à chaque étape du processus ;

▪ Investir dans la mise à jour de son produit : éviter le gaspillage pour permettre à l’établissement de constater rapidement un rendement de l’investissement. Ce revenu ne devrait pas être considéré comme un profit, mais plutôt réinvesti dans de nouveaux projets durables ;

▪ Se concentrer sur sa chaîne d’approvisionnement : privilégier des fournisseurs responsables, afin d’accroître ses chances d’être admissible à une accréditation verte ;

▪ Impliquer le personnel : intégrer le développement durable dans le quotidien professionnel de tous et inviter les employés à suggérer des idées de changement ;

▪ Vendre… tout en étant honnête : fuir le "greenwashing" ;

▪ Innover et se réinventer : utiliser la créativité des employés et des clients pour mettre sur pied de nouveaux scénarios de développement responsable ;

▪ Mobiliser la communauté locale : inciter d’autres acteurs touristiques à verdir leurs pratiques afin de développer une destination durable ;

▪ Regarder ce qui se fait ailleurs : s’inspirer de bonnes pratiques vertes.

Après avoir clarifié sa position quant au développement durable, l’hôtelier en quête de classification verte doit évaluer son offre et, comme le rappelle une étude d’Atout France, jauger les critères suivants :

▪ les motivations : être prêt à faire face au changement ;

▪ les capacités : identifier de façon réaliste les actions à mettre en place pour construire ou rénover l’établissement ;

▪ le degré d’exigence : choisir une accréditation dont les normes ne sont pas trop exigeantes, mais qui offre la possibilité d’améliorer son engagement vert progressivement ;

▪ les ressources financières : définir un budget consacré à la classification verte, en vue d’un rendement de l’investissement ;

▪ les ressources humaines : identifier les personnes responsables du projet d’accréditation et celles mobilisables à long terme ;

▪ le positionnement marketing de la classification : privilégier un label ou une certification connue du visiteur.

▪ l’originalité de la démarche : la classification doit apporter une plus-value à l’établissement ;

▪ la zone d’implantation de l’hébergement : opter pour une accréditation en adéquation avec l’environnement de l’hôtel (zone rurale ou urbaine, taille de l’établissement, etc…)

Après la réflexion, il est temps de passer à l’action ! Nombre d’accréditations proposent des questionnaires afin que l’hôtelier puisse juger des adaptations à apporter. Il est essentiel de garder en mémoire qu’une fois labellisé, l’établissement doit continuer à fournir les efforts nécessaires pour maintenir son niveau d’engagement, voire l’améliorer. Le processus de classification durable peut s’avérer long et contraignant, particulièrement pour les petites structures qui peinent parfois à trouver les ressources humaines et financières adaptées à la démarche. Cependant, les avantages sont nombreux et justifient les efforts fournis.

Les avantages d’une labellisation pour les petits hôtels

Le passage au vert n’est pas un luxe réservé aux grandes chaînes hôtelières. En choisissant la classification appropriée, les petites et moyennes entreprises peuvent facilement adopter les conceptions écologiques et jouir des nombreux avantages de l’accréditation verte :

▪ C’est le meilleur moyen de diminuer efficacement son impact sur l’environnement et de montrer son engagement ;

▪ L’accréditation permet de se positionner sur la scènes locale, nationale et internationale en intégrant un réseau ;

▪ Un hôtel vert se démarque de la concurrence et dispose d’un outil de commercialisation supplémentaire ;

▪ L’entreprise améliore sa gestion grâce à de meilleures pratiques d’affaires et devient plus rentable en diminuant les coûts opérationnels ;

▪ Les employés sont valorisés, responsabilisés et plus impliqués ;

▪ La démarche s’inscrit dans une tendance prononcée.

En bref, le fait pour un établissement de devenir vert lui confère une bonne image, lui permet de s’inscrire dans un réseau et, selon l’International Finance Corporation, lui assure un rendement de l’investissement dès les trois premières années d’opération. Les acteurs du tourisme et les visiteurs sont de plus en plus exigeants envers l’engagement des établissements dans une démarche verte. De plus, en participant volontairement à un programme de classification verte, l’hôtelier anticipe les règlements environnementaux futurs, auxquels les établissements d’hébergement devront se plier. Alors, une fois accrédité, faites-le savoir !  



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