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Que Choisir alerte sur la présence de pesticides dans les fruits non bio

Les fruits non bio les plus consommés en France contiennent de multiples résidus de pesticides à des doses préoccupantes alerte l’association consumériste Que Choisir dans son numéro d’octobre 2016, après avoir fait analyser 150 échantillons.

Le magazine Que Choisir titre en Une : " Trop de pesticides dans les fruits ", pour alerter les consommateurs. L’association a fait analyser 40 échantillons de pommes, 40 de poires, 40 de raisins et 30 de fraises. Bilan : 80% d’entre eux renferment au moins un pesticide. Les 20% restants, qui en sont donc indemnes, sont essentiellement des fruits bio : 30 échantillons sur 31.

Les pesticides sont quasiment toujours présents en cocktail." En moyenne sur un échantillon, selon le type de fruit, 5 à 7 molécules sont retrouvées dont 3 à 4 à une teneur suffisante pour être quantifiée ", note Que Choisir. Des records sont enregistrés sur certains fruits : 15 molécules sur du raisin, 14 sur des fraises, 12 sur des poires et 11 sur des pommes. Au total 85 molécules différentes ont été retrouvées. C’est ce que pourrait absorber un amateur de salade de fruits. Au quotidien, rincer ou éplucher ses fruits est-il une mesure efficace pour limiter les résidus de pesticides ?

Pour savoir si le lavage et l’épluchage modifiaient les résultats, des pommes non lavées et non épluchées, des pommes lavées puis des pommes épluchées ont été analysées. La quantité de molécules retrouvées passe respectivement de 9 en moyenne à 8 puis à 6. Plusieurs phénomènes expliqueraient cette faible baisse : l’usage de pesticides systémiques (ils pénètrent la plante ou l’arbre et restent dans le fruit), ou peu solubles à l’eau.

Quid des produits bio testés ?

7 pommes sur 8, 8 fraises sur 9 et 6 poires sur 6 étaient indemnes de pesticides. En revanche, sur 13 raisins bio analysés, 9 seulement ne sont pas contaminés tandis que trois échantillons contiennent une à deux substances et le dernier 5 à 7 molécules. Toutefois, Que choisir précise au sujet des produits bio, que les " échantillons renferment une à deux substances mais à de très faibles niveaux qui peuvent évoquer des contaminations croisées à la culture ". (page 47 du magazine)

L’effet cocktail : " un problème considérable "

L’association s’inquiète de l’effet cocktail des pesticides. Elle cite Robert Barouki, chercheur en toxicologie et pharmacologie à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour qui il s’agit d’un " problème considérable " même lorsque les limites maximales de résidus (LMR) ne sont pas dépassées. Car plusieurs résidus de pesticides " consommés " ensemble pourraient avoir un effet toxique supérieur à l’addition de leurs effets respectifs, voire différent. Quant aux perturbateurs endocriniens, leur toxicité n’est a priori pas proportionnelle à la dose.

Que Choisir rappelle que " les pesticides sont conçus pour tuer ou a minima perturber le métabolisme d’un organisme vivant (insecte, champignon ...). Leur potentialité toxique pour l’homme est donc particulièrement importante, comme le souligne l’Inserm dans un rapport publié en 2013 : " les organismes vivants partagent des processus et mécanismes physiologiques partiellement commun (...). Les pesticides constituent un risque pour les organismes non cibles, l’homme est évidemment concerné ".

Tout en étant consciente du chemin à parcourir (la France a encore utilisé 59 000 tonnes de pesticides en 2014 !), Que Choisir conclut : " plutôt que de se contenter d’un respect des LMR (limites maximales de résidus), l’absence totale de résidus de pesticides, toute utopique qu’elle soit, est l’objectif vers lequel il faudrait tendre ".



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