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Tourisme durable : Booking révèle son étude 2016

Booking.com, leader mondial de la réservation d’hébergements en ligne, dévoile les conclusions tirées de son rapport international Sustainable Travel Report [1], permettant ainsi de comprendre ce que les voyageurs entendent par "tourisme durable", comment ils perçoivent l’hébergement respectueux de l’environnement et ce que l’avenir réserve aux voyageurs éco-responsables.

Les données ont été collectées dans 10 marchés, auprès de 1 000 personnes interrogées dans chaque pays. Les sondés devaient être âgés d’au moins 18 ans, avoir voyagé au moins une fois en 2015 et avoir prévu au moins un voyage pour 2016. Ils devaient tous au moins faire partie de ceux qui prennent des décisions lors de la planification de la majorité de leurs voyages. Les données ont été collectées en mars 2016 par Booking.com, avec l’aide d’un fournisseur de panel international

Tourisme éco-responsable : un manque d’information

Seules 42 % des personnes interrogées se considèrent comme étant des voyageurs éco-responsables, et parmi eux on compte 72 % de Chinois contre 25 % de Japonais. Les observations indiquent toutefois une grande disparité dans la façon d’appréhender ce qu’est le tourisme vert. Plus de la moitié des sondés (56 %) considèrent que séjourner dans un établissement éco-responsable constitue un séjour écolo et plus des deux tiers (68 %) ont confirmé qu’ils seraient plus susceptibles de choisir un hébergement s’ils savaient que ce dernier est respectueux de l’environnement. Néanmoins, un peu moins des deux tiers (65 %) des voyageurs internationaux ont déclaré ne pas avoir séjourné, ou ne pas savoir s’ils ont séjourné, dans un établissement durable. De plus, parmi ceux qui n’ont pas prévu de séjourner dans un établissement écolo cette année, 39 % ont affirmé que c’était parce qu’ils ignoraient que ce type d’hébergement existait. Cette raison a été citée tout particulièrement par les Japonais (43 %), les Néo-Zélandais (39 %) et les Allemands (46 %). La compensation de carbone permise par les compagnies aériennes constitue un mode de voyage durable pour 32 % des personnes interrogées, alors que 22 % d’entre elles estiment que pour qu’un séjour soit écolo, il leur faut séjourner dans un environnement naturel tel qu’une réserve naturelle ou un parc national. De plus, 16 % considèrent que le camping est une forme de séjour éco-responsable alors que seulement un peu plus d’une personne sur dix (14 %) estime qu’il faudrait à cet effet se rendre dans un endroit où l’on peut observer avec la faune et la flore locales.

Outre la nature, des activités solidaires sont également perçues comme " durables", à savoir l’achat de produits locaux comestibles ou faits main (35 %), le bénévolat pour aider les communautés locales (14 %) et les séjours au cœur d’une communauté locale afin de découvrir leur culture (12 %).

Confusion sur le terme éco-responsable

Cette étude révèle que chacun a sa propre définition du tourisme durable, et montre également que le terme "hébergement durable" est souvent source de confusion, voire de scepticisme. Par exemple, les voyageurs qui ont confirmé qu’ils ne réserveraient pas un hébergement durable cette année ont avancé comme raisons qu’ils les trouvaient chers (22 %), moins luxueux (10 %) ou qu’ils ne pensaient pas qu’ils soient véritablement respectueux de l’environnement (13 %). Ce sont en particulier les Britanniques ainsi que les Australiens qui ne réserveront pas un séjour éco-responsable en raison de leur prix (30% pour les deux groupes de nationalité) alors que 14% des Japonais affirment qu’ils ne font pas confiance à un établissement qui se dit "vert".

Selon Gillian Tans, CEO de Booking.com, "un établissement vert, ce n’est pas des ampoules basse consommation, des limiteurs de pression d’eau et des ventilateurs à la place de la climatisation. Les clients ne se rendent peut-être pas compte que lorsqu’ils dorment dans des draps en coton bio, qu’ils se douchent avec une eau chauffée grâce aux énergies produites par l’hôtel lui-même, leur séjour est écolo ; ou que lorsqu’ils mangent un repas préparé à partir d’ingrédients se trouvant à moins de 30 km de l’établissement, ils deviennent des voyageurs éco-responsables qui soutiennent l’économie locale." Ainsi, selon les recherches [2] menées par Booking.com, plus d’un quart (26 %) des établissements interrogés ont confirmé qu’ils avaient mis en place des mesures pour protéger l’environnement et près d’un cinquième (19 %) soutiennent les actions initiées par leur collectivité locale. Pour les établissements plus grands (36 chambres minimum), ces chiffres sont respectivement d’un tiers (33 %) et de près d’un quart (24 %). Plus de la moitié des établissements (51 %) se sont mis au vert et respectent officiellement les critères d’organisations reconnues comme le Conseil mondial du tourisme durable.

Gillian Tans poursuit : "Le tourisme durable se doit d’être transparent et accessible à tous afin que chaque voyageur puisse choisir son hébergement et sa destination de façon éclairée. Les recherches que nous réalisons sur les hébergements que nous proposons et les discussions que nous menons avec eux nous ont permis de découvrir que beaucoup se sont engagés dans une démarche de développement durable. Nous aimerions réellement pouvoir partager les efforts déployés par nos partenaires avec les voyageurs qui utilisent Booking.com."

Les résultats sont éloquents : le soutien au tourisme durable n’en est encore qu’à ses balbutiements. Ainsi, seuls 5 % des sondés estiment que voyager de façon éco-responsable est facile. Cependant, lorsqu’il s’agit de trouver une solution à ce problème, on assiste à une forte convergence d’idées. Les deux principales sont d’ordre économique : accorder des réductions d’impôt aux voyageurs écolo (41 % des personnes interrogées y sont favorables) et attribuer une certification internationale aux hébergements durables (41 %). Même si aucun de ces projets ne fait l’unanimité, les sites de réservation d’hébergements en ligne ont vocation à jouer un rôle prépondérant, puisque 38 % des sondés s’attendent à plus de clarté de leur part pour pouvoir mieux identifier et comparer les logements et les transports respectueux de l’environnement.

Positionner le développement durable sur le site

62 % des personnes interrogées ont fait part de leur intention de séjourner dans un hébergement durable au cours de l’année et 50 % ont déclaré avoir envisagé ou qu’elles envisageront de séjourner dans une destination qui ne les attirait pas forcément au premier abord, et ce, pour des raisons purement écologiques. Ces dernières sont par exemple sensibles à la protection de l’environnement et de la vie sauvage, au respect des animaux et aux initiatives mises en place pour aider les communautés locales.

Face à cet engouement croissant pour le tourisme durable, Booking.com réfléchit à la façon dont sa plateforme de recherche par passions pourrait évoluer et proposer des centres d’intérêt qui feraient écho à cette tendance. Le site souhaite également repenser sa recherche par destination afin que les utilisateurs puissent facilement trouver le meilleur endroit où pratiquer un tourisme éco-responsable.

"C’est très encourageant de voir que les touristes sont toujours plus nombreux à vouloir voyager en respectant l’environnement. Cette tendance à privilégier les hébergements durables nous incite à trouver des solutions pour aider les voyageurs préoccupés par des problématiques liées à l’environnement à voyager responsable, sur la base de 26 millions de recommandations faites par les utilisateurs de Booking.com", conclut Gillan Tans.

[1] Les données ont été collectées dans 10 marchés, auprès de 1 000 personnes interrogées dans chaque marché. Les sondés devaient être âgés d’au moins 18 ans, avoir voyagé au moins une fois en 2015 et avoir prévu au moins un voyage pour 2016. Ils devaient tous au moins faire partie de ceux qui prennent des décisions lors de la planification de la majorité de leurs voyages. Les données ont été collectées en mars 2016 par Booking.com, avec l’aide d’un fournisseur de panel international.

[2] Recherches menées par Booking.com en janvier et février 2016 dans 20 pays et auprès de 5 761 partenaires.



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