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Une coque moulée éco-conçue pour le champagne Ruinart

Après deux années de recherche et développement, la maison Ruinart a présenté l’étui qui remplacera les coffrets existants de la Maison. Cet emballage destiné à révolutionner le marché des coffrets et étuis est éco-conçu, zéro plastique, 100 % recyclable et neuf fois plus léger que son prédécesseur.

À l’occasion du salon Vinexpo/Wine Paris, la maison du groupe LVMH a présenté un nouvel étui, en rupture totale avec l’offre traditionnelle et ses codes. « On le compare à une seconde peau », explique Violaine Basse, directrice du marketing international et de la communication de la maison Ruinart.

Une seconde peau de papier

« Aujourd’hui, il est indispensable de concilier offre de luxe et écoconception », indique-t-elle. Déjà, les derniers étuis, utilisés depuis 2015, avaient été allégés de quelque 50 g et le plastique avait été limité aux cales, thermoformées, conçues pour être facilement séparées du carton. Mais « ce n’était plus suffisant pour répondre aux attentes des consommateurs », note Violaine Basse. Fruit de plus de deux ans de recherche et développement avec l’agence Chic, Pusterla 1880 et James Cropper, le nouvel emballage a nécessité sept prototypes avant de parvenir au résultat final : une coque monobloc de couleur blanc crème, fabriquée à partir de pulpe de cellulose compressée, moulée à la forme si caractéristique de la bouteille pour en épouser les courbes et la recouvrir jusque sous le goulot, « telle une seconde peau de papier ». « Un papier provenant de forêts européennes gérées durablement », ajoute-t-elle.

Une fermeture singulière

Le toucher brut de l’étui est censé rappeler les crayères, caves de la maison. « La mise au point de cette texture est une performance technologique par la finesse et la profondeur de ses détails embossés », souligne Violaine Basse. Un emplacement est réservé pour apposer l’étiquette ovale, en papier monochrome. La découpe au jet d’eau sous pression des contours a, par sa précision, éliminé les rebords. « Le procédé a été spécialement développé pour Ruinart », déclare encore la directrice marketing. Autre prouesse : la fermeture est assurée par un bouton-pression également en papier, directement moulé sur l’écrin, « qui peut fonctionner plusieurs fois ». La pulpe intègre aussi un composant minéral pour protéger le flacon des UV. D’un poids de 40 g, cettte coque est neuf fois plus légère que le précédent coffret et affiche une empreinte carbone réduite de 60% selon la méthode Bee de Citeo. La coque sera dévoilée en juin prochain au salon Vivatech, à Paris, puis déployée progressivement en Europe de l’Ouest, dès l’automne, pour les cuvées R, R millésimé, rosé et blanc de blancs. L’étuyage sera réalisé chez Ruinart à Reims (Marne) et chez un copacker champenois. Le gain obtenu à la production, elle coûte moitié moins qu’un coffret carton traditionnel, sera répercuté sur le prix.



SortirDuPetrole.com

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