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Verre d’emballage : une industrie engagée dans l’économie circulaire

Une étude conduite en 2012, montre le dynamisme économique de cette filière écologique, perceptible tant en termes d’emplois générés que de création de richesses, ou encore de contributions fiscales : cela représente plus de 15 000 emplois sur le territoire français, plus de 1,1 milliard d’euros de PIB et plus de 190 millions d’euros de contribution aux finances publiques.

En se lançant dès 1974 dans la collecte et le recyclage de leurs produits d’emballage, les verriers avant l’heure, ont créés un modèle d’économie circulaire, améliorée au fil du temps, dont les principes fondateurs sont :
- La proximité des matières premières comme celle des clients (300 kilomètres en moyenne), la mobilisation citoyenne autour de la collecte du verre et son recyclage en boucle fermée avec 7 bouteilles sur 10 aujourd’hui recyclées ;

- L’engagement des verriers dans une démarche d’innovation constante pour accroître les performances du recyclage, avec en particulier le développement du tri par couleur, et pour réduire les impacts environnementaux (éco-conception des emballages, réduction de la consommation d’énergie et des émissions de CO2, installation d’électro-filtres à particules).

Le verre recyclée : la première matière première

Grâce à la récupération de millions de bouteilles, la matière première initiale pour fabriquer le verre, le traditionnel carbonate de calcium, a cédé la place à une ressource moins onéreuse, et facilement accessible : le calcin ( débris de verre) récupérées et fournies par les collectivités locales. Il représente aujourd’hui 60% de la matière utilisée par les entreprises du secteur, et certains fours fonctionnent avec plus de 90% de verre recyclé, devenant en fait de la matière première.

En consommant moins de la matière première"originelle" pour la fabrique de verre d’emballage, les industriels ont ainsi réduits la consommation de de gaz, de fuel et dans une proportion moindre d’électricité, tout en diminuant les émissions de CO2. Ainsi leur baisse a atteint 17% par tonne de verre produite entre 2005 et 2011.

Un four verrier fonctionnant à l’énergie de la biomasse

Depuis 1995, la part du verre recyclé dans la production progresse d’environ 2 %. d’une manière régulière. Mais avec sept bouteilles sur dix produites en France à partir de verre recyclé, les industriels hexagonaux ont encore de la marge. En Belgique, en Suisse et au Luxembourg, le taux de recyclage dépasse largement 90 %. Pour faire progresser leur score, les verriers français ont misé sur la technologie du tri du verre par couleur. Actuellement, 7 des 14 centres de traitement de la filière s’en sont dotés. Deux nouveaux sites doivent ouvrir cette année à Cognac et à Bordeaux. Plus innovant, un projet de four verrier dont l’énergie sera fournie à 50 % par la biomasse tirée de la fermentation de sarments de vigne devrait voir le jour en 2015. Implanté à Oiry, en Champagne, le premier pilote industriel de ce projet baptisé « BioViVe » démarrera à la fin de cette année, ont annoncé hier les représentants du FIV(Fédération des Industries du Verre). La filière veut aussi jouer à fond la carte de l’écoconception pour réduire la consommation de matière première. Ainsi, les bouteilles s’allègent : celles de champagne sont passées de 900 à 835 grammes, permettant d’économiser plus de 20.000 tonnes de verre par an.



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