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Vins et spiritueux contaminés par des résidus de phtalates

Une étude réalisée sur une centaine de vins par le laboratoire bordelais Excell, reconnu par les professionnels du secteur, révèle que 59% d’entre eux contiendraient trop de phtalates, un contaminant transporté par les matières plastiques contenus dans les installations vinicoles

Les phtalates sont un groupe de produits chimiques dérivés de l’acide phtalique et couramment utilisés pour rendre les matières plastiques plus souples, qui sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. Rien d’étonnant à en trouver dans le vin, car il se trouve souvent au contact de matières plastiques lors de son élaboration : tuyaux plastiques pour aller d’une cuve à l’autre, corps de pompe, cuves plastiques, joints d’étanchéité, etc.
Mais aussi selon Pascal Chatonnet du magazine "La Vigne" : "Les responsables sont majoritairement les résines époxy. Parfois, ce sont également les anciennes résines en fibre polyester qui se trouvent contenues dans les cuves."

Réglementation sur l’usage des phtalates en Europe

Six d’entre eux sont d’ailleurs interdits dans les articles de puériculture (le fameux bisphénol-A interdit en 2011) et huit dans les cosmétiques. Pour ce qui concerne les vins et spiritueux, il n’existe pas de teneurs limites admissibles... Le règlement CEE 10/2011 du 14  janvier 2011, codifie l’usage des phtalates dans les matériaux susceptibles d’entrer en contact avec les denrées et les boissons alimentaires. Il prévoit toutefois qu’une "matière plastique ne doit pas libérer plus de 0,3 mg de DBP par kilo d’aliment, sinon elle est interdite d’utilisation." Dès 0,004 mg/kg, le contaminant commence à être quantifié. Dans l’analyse effectuée par Excell, il a été décelé du dibutyl phtalate (DBP) au-dessus de sa limite de quantification (0,004 mg/kg) dans plus de 59 % des vins analysés, et on a découvert jusqu’à 2,212 mg/kg de cette substance dans 11% d’entre eux, soit près de 7 fois plus que le seul maximal autorisé...Seuls 17 % des échantillons ne contiennent pas de quantité détectable d’au moins un des phtalates reprotoxiques et 19% n’en contiennent que des traces non quantifiables.



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