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Titre-restaurant numérique : les restaurateurs dénoncent des commissions abusives

Plusieurs organisations professionnelles de restaurateurs ont dénoncé vendredi dans un communiqué commun l’application de taux de commissions « inacceptables » par l’un des émetteurs de titres-restaurant dématérialisés, s’inquiétant que d’autres ne suivent.

Le décret paru au Journal officiel vendredi dernier, autorise l’émission de titres-restaurant sur support numérique (carte, smartphone) avec un coup d’envoi prévu le 2 avril. Ils sont utilisés par 3,5 millions de salariés. Si l’ensemble des émetteurs a salué cette mesure, trois syndicats professionnels de la restauration rapide, traditionnelle et des cafétérias —SNARR, SNRPO et SNRTC— ont fait part de leur "colère" face aux taux de commissions d’un « émetteur historique » appliqués à ce nouveau support. Ils ont dénoncé des taux « quatre fois supérieurs aux taux du circuit de remboursement lent des titres papier et avoisinant dix fois les taux pratiqués pour les cartes bancaires ».

"Nos enseignes adhérentes refusent de se laisser plumer comme des pigeons par des émetteurs qui s’apprêteraient à imposer des taux inacceptables avoisinant les 4%, comparés aux commissions bancaires à ce jour de l’ordre de 0,30% à 0,50%, pour effectuer la même prestation", ont expliqué les représentants du SNARR, du SNRPO et du SNRTC, dans le communiqué. Ils craignent que les autres émetteurs historiques n’appliquent la même stratégie commerciale alors que, soulignent-ils, les nouveaux entrants sur ce marché de 5,1 milliards d’euros pratiquent des "tarifs cohérents." Non cité dans le communiqué, l’émetteur visé Edenred (Ticket Restaurant) se défend en assurant poursuivre les discussions avec les syndicats sur sa politique tarifaire et offre "des commissions gratuites" jusqu’à fin juin. Co-leader des titres restaurant avec Sodexo (Chèque Restaurant) il estime que sur la base d’un remboursement en 48 heures et un taux de commission de 3,8%, "70% des commerçants sont gagnants car c’est moins cher que les commissions papier avec la même durée de remboursement". Outre Edenred et Sodexo, deux autres acteurs historiques proposent des titres-restaurant papier Chèque Déjeuner et Natixis (Chèque de Table). Ils sont concurrencés par deux entrants récents : Moneo Resto (carte type bancaire) et Resto Flash (smartphone).

Les trois organisations ont attiré l’attention du gouvernement, et plus particulièrement de la ministre du Commerce Sylvia Pinel, sur cette "stratégie et (c)es pratiques inacceptables" qui pourraient mettre "en péril la mise en place de la dématérialisation, faisant peser un risque important sur la pérennité du système."

Elles ont appelé leurs adhérents à ne pas signer de contrat avec les émetteurs pour ces nouveaux titres "tant qu’ils n’auront pas pu obtenir la garantie de conditions tarifaires raisonnables, pérennes et conformes aux coûts induits par le titre-restaurant dématérialisé par rapport au titre-restaurant papier."



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