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Le solaire thermique : la fin du bricolage

Après les balbutiements des années 1980, le solaire thermique est devenu aujourd’hui une source d’énergie fiable à la technologie maîtrisée, respectueuse de l’environnement et économiquement intéressante.

Afin de parer aux chocs pétroliers futurs après celui encaissé en 1973, les pays Européens décidèrent de s’intéresser aux énergies alternatives. Le solaire thermique a fait partie de celles-ci. La technologie utilisée consiste à capter l’énergie du rayonnement solaire (les infrarouges) et à la transmettre par l’intermédiaire d’un fluide dit "colporteur" gazeux ou liquide, ayant la capacité d’emmagasiner la chaleur. Cette chaleur ainsi récupérée permet de réchauffer un réservoir d’eau ou d’alimenter un système de chauffage par le sol. En fonction du lieu géographique de l’installation ce procédé abouti au moins à 50% des besoins annuels en eau chaude, en pouvant aussi distribuer de la chaleur dans le réseau de chauffage. Parfaitement contrôlées maintenant, les installations de ce type sont plus performantes, et le savoir faire pour les mettre en place a été globalement bien appris.

C’est en 1999, que l’ADEME lance le plan Hélios 2006 afin de pouvoir implanter durablement l’énergie solaire en France. Pour mettre fin à quelques années d’approximation dans les produits et leur mise en oeuvre, l’ADEME décide de mieux encadrer le secteur avec l’aide du CSTB (centre scientifique et technique du bâtiment) qui agrémente les systèmes et les aides ne sont alors versées qu’aux utilisateurs de matériels performants. La hausse du brusque coût de l’énergie ainsi que les divers appuis financiers ont permis à cette époque de voir une percée et un certain engouement pour le solaire thermique. La technologie dans les années 1990 reposait sur une technologie de capteurs plans, puis des capteurs sous vide ont remplacé ces derniers, ainsi que quelques tentatives de capteurs à air menées sans trop de succès.

Certainement un bon choix pour les hôtels

Adapté à la taille et aux besoins assez limités d’une famille, le principe du chauffe eau solaire individuel peut-être étendu à des consommations d’eau chaude sanitaire s’appelant eau chaude solaire collective. Ainsi, de petits systèmes similaires aux chauffes eau individuels s’avèrent intéressants pour les gîtes ruraux, les bâtisses de 2 à 4 logements, les sanitaires de camping etc...On trouve également des systèmes plus importants et plus complexes pour les hôtels. Les sites les plus pertinents pour la réalisation d’un chauffe-eau solaire collectif sont ceux dont les consommations d’eau chaude sanitaire sont importantes et assez constantes durant l’année. Une des principales règle à respecter pour assurer la pertinence technico-économique d’un projet est de ne pas sur-dimensionner la surface de panneaux solaires par rapport aux besoins. La première phase repose donc sur l’évaluation des besoins d’eau chaude sanitaire. Ensuite, il faudra déterminer le volume de stockage pour avoir une autonomie approximative d’une journée et demi. La réglementation anti-légionellose impose souvent de réaliser des bouclages sur le réseau de distribution, ce qui consomme une petite partie de la production solaire. L’installation sera dimensionnée sur la période d’ensoleillement maximale. Ainsi, on cherchera à couvrir la quasi-totalité des besoins d’eau chaude sanitaire durant la période estivale, ce qui signifie qu’un appoint d’énergie classique reste nécessaire toute l’année. Les installations de production d’eau chaude solaire collective couvrent environ de 50% à 70 % des besoins suivant la zone géographique et le profil de consommation en eau chaude sanitaire. Il n’y a à l’heure actuelle aucune contrainte légale imposant l’usage de chauffe-eau solaire collectif dans les logements. Pourtant, les objectifs de la France et de l’Europe en matière de développement des énergies renouvelables à l’horizon 2020 laissent à penser que les techniques de chauffe-eau solaire tendront à ce généraliser dans les années à venir. Quelques initiatives à différentes échelles montrent qu’incitations ou contraintes ont permis de développer fortement le solaire thermique notamment en collectif. De toute façon, les perspectives d’avenir pour cette technologie s’annoncent brillantes !



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