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Eco-Quartier et résidence hôtelière : l’exemple d’Issy-Les-Moulineaux

Logements BBC, groupe scolaire, crèche, bureaux, commerces, résidence hôtelière... Fin 2014, à Issy-les-Moulineaux à côté de Paris, l’eco-quartier des bords de Seine aura définitivement remplacé une ancienne zone industrielle. Il se veut un modèle.

En collaboration avec le département des Hautes-de-Seine et la SEM92, la Ville d’Issy-les-Moulineaux est partie à la reconquête de ses bords de Seine, auparavant voués aux activités industrielles et à une usine d’incinération des ordures ménagères... La reconversion de cette friche se veut même une référence en terme de développement durable. Pour les responsables, il s’agit donc de créer, en bonne harmonie avec l’environnement, « 75 000 m² de bureaux et de logements, 2 500 m² de commerces, 785 logements, dont 170 sociaux et 175 chambres d’une résidence hôtelière, un groupe scolaire de 8 classes, une crèche, un parking de 220 places » dont une partie pour les commerçants... « Ce quartier, économe en énergie grâce à des bâtiments combinant conception bioclimatique, isolation renforcée et énergies renouvelables, s’attache aussi à réintroduire la biodiversité, sur le plan de la faune comme de la flore. Il fera une vraie place aux vélos, aux piétons et aux transports collectifs afin de réduire l’impact des véhicules automobiles. Les déchets seront directement aspirés jusqu’au centre de tri et de valorisation énergétique des déchets ménagers « Isséane » grâce à la collecte pneumatique », soulignent-ils.

La part belle aux circulations douces et à la biodiversité

Concernant les logements, « des panneaux mobiles protègent du soleil et plus de 70% des logements sont traversant pour être ventilés naturellement l’été ». L’ouverture des bords de Seine vers le centre-ville a par ailleurs impliqué la « création d’un axe structurant pour le quartier : le « Cours de l’Ancienne Boulangerie. Avec une emprise de 6 800 m2, il fait la part belle aux circulations douces et à la biodiversité. Conçue en promenade plantée, il est agrémenté, de pistes cyclables, d’une aire de jeux pour les enfants, de sentiers, de lieux de repos… » Il est également ouvert au tramway parisien. Quant à la collecte pneumatique des poubelles, elle permet de récupérer les déchets au travers de bornes (dans les immeubles ou à l’extérieur) et de les « évacuer automatiquement par des conduits souterrains vers une centrale d’aspiration installée dans Isséane, site de traitement du SYCTOM (Syndicat Intercommunal de Traitement des Ordures Ménagères de l’agglomération parisienne) ». Enfin, devant être développée prochainement par la SEM 92 avec le concours de l’agence Pietri Architectes, la résidence hôtelière apportera elle aussi sa pierre écologique au projet.

« Boîtes » en zinc orientées selon les vues et l’ensoleillement

Il s’agit d’une « résidence hôtelière de 175 chambres construites sur 6 027 m2 » qui s’érigera dans « une tour en brique de couleur brun foncé en R+9, véritable signal sur la rue du Passeur de Boulogne. La particularité réside dans le traitement innovant des espaces extérieurs qui se détachent de la façade pour former des « boîtes » en zinc orientées selon les vues et l’ensoleillement », expliquent les responsables. Autour d’un patio commun, le bâtiment doit ménager « des transparences et des vues jusqu’à la Seine ». La densité et la réglementation thermique seront maîtrisées « par les respirations spatiales que constituent le jardin paysager (650 m2) en cœur d’îlot et la longue faille qui sépare la résidence hôtelière des logements reliés entre eux, côté Seine, par des passerelles métalliques ». Ils poursuivent : « Le béton de la façade nord de la résidence de tourisme donnant sur le Quai de la Bataille de Stalingrad a reçu, quant à lui, un traitement spécifique matricé (modèle « bambou ») afin de signaler l’entrée du nouveau quartier, élément phare et structurant de jour comme de nuit sur les bords de Seine ».

Un mur à coffrage intégré et isolé qui sert à la fois de finition et d’isolant

Des technologies innovantes à la fois éprouvées et commercialisables sont utilisées : « un mur à coffrage intégré et isolé » qui « sert à la fois de finition et d’isolant ». Explication : « L’isolation intégrée est garantie par l’épaisseur (35 cm) du module prêt à être posé et à recevoir les gaines électriques. Il est composé de plusieurs parois : 12 cm de polyuréthane, 7 cm de peau extérieure en béton de ciment blanc (pas de ravalement) ; 4 cm de béton pour le mur intérieur ; seule la partie centrale et porteuse — 12 cm — est emplie de béton coulé sur le chantier. Chaque module est fixé par de la résine composite afin de garantir l’absence de pont thermique. » Enfin, cette résidence hôtelière doit s’intégrer dans un environnement où l’on s’attachera à « réintroduire de la biodiversité, sur le plan de la faune comme de la flore. Le projet d’aménagement des espaces verts favorisera les essences locales et celles demandant peu d’arrosage et d’entretien ; il privilégiera les matériaux nobles et pérennes. L’imperméabilisation des sols sera limitée et des bassins et fossés participant au paysage permettront la rétention et l’infiltration des eaux pluviales. » Rendez-vous donc fin 2014.



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