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Économie circulaire : les Français sont-ils plus sobres dans leur production et leur consommation de biens ?

Le covoiturage en hausse, des emplois de l’économie circulaire plus nombreux, le recyclage plus systématique, mais un gaspillage alimentaire toujours stable et une tendance encore importante à racheter plutôt qu’à faire réparer : telles sont les grandes tendances observées par l’étude du ministère de l’Environnement sur l’économie circulaire.

Les modes de production et de consommation durables entrent dans les mœurs et les pratiques. L’étude révèle, à partir de 10 indicateurs, une évolution positive avec deux indicateurs plus contrastés. De l’extraction de matière, en passant par la consommation et jusqu’au recyclage, la transition vers une économie circulaire semble commencer à s’opérer mais n’est pas encore complète. La publication présentée tente de mesurer dans le temps cette évolution avec une analyse et des éléments de comparaison internationale.

Indicateurs au vert :

- + 7% d’écolabels entre 2012 et 2014 ;
- + 11% des emplois de l’économie circulaire entre 2008 et 2013 ;

- 21% de tonnages des déchets mis en décharge entre 2008 et 2014 ;

- 30% de Français ayant déjà pratiqué le covoiturage en 2016.

Indicateurs au rouge :

- Moins 9% de dépenses consacrées à l’entretien ou la réparation entre 1990 et 2015 ;

- Le gaspillage alimentaire est stable depuis 10 ans, soit 150 kg par personne et par an.

La hausse des emplois de l’économie circulaire

L’emploi dans le cœur de l’économie circulaire a gagné près de 55 000 équivalents temps plein (ETP) entre 2008 et 2013 (soit une progression de 11 %). En 2013, le « cœur » de l’économie circulaire mobilise 545 000 emplois en équivalent temps plein. Les activités liées à la réparation sont les plus pourvoyeuses d’emplois ( 275 000) ; la moitié relève de l’entretien et la réparation de véhicules automobiles (véhicules légers et autres véhicules). Le secteur de l’occasion mobilise, quant à lui, 18 000 ETP, la quasi-totalité des services s’adressant aux particuliers. Le recyclage et la valorisation des déchets apparaissent comme le 2e poste le plus important en nombre d’emplois : 110 000 ETP y sont comptabilisés, suivis de la location (88 000 ETP).

La baisse des dépenses consacrées à l’entretien et la réparation

La plus forte baisse revient à l’entretien et à la réparation des vêtements et des chaussures (20 euros par habitant en 2015, soit une diminution de 45 % entre 1990 et 2015). Les dépenses de réparation des appareils ménagers (14 euros par habitant en 2015) diminuent également à un rythme plus faible (3 % sur la période observée). La baisse du prix d’achat de certains biens, le coût parfois élevé de la réparation, l’indisponibilité de pièces détachées ou encore l’obsolescence choisie (effet de mode) de certains appareils électriques et électroniques incitent les ménages à privilégier le renouvellement à la réparation. La première raison qui pousse les interrogés à ne pas réparer leurs biens d’équipement en panne est qu’ils ne sont pas réparables : 37 % pour le téléphone portable, 41 % pour l’ordinateur ou le téléviseur, 45 % pour le lave-linge. Pour un tiers des ordinateurs et des lave-linge, la réparation est considérée trop chère (respectivement 25 et 26 % pour les téléviseurs et téléphones).



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