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L’huile de friture à la sauce énergétique

A première vue, l’intérêt énergétique de l’huile de friture ainsi que ses désagréments se limite à l’alimentation. Certaines sociétés cherchent toutefois à valoriser cette huile, une fois usagée, pour produire de l’électricité ou des biocarburants. Illustrations au Royaume-Uni et en Israël.

Au Royaume-Uni, la société 2OC souhaite utiliser la graisse de cuisine, notamment issue de « fish and chips », pour produire de l’électricité. L’huile usagée sera récupérée puis raffinée afin d’être utilisée comme combustible dans une future centrale électrique. Outre la perspective d’une capacité électrique supplémentaire, cette nouvelle voie de valorisation pourrait contribuer à désengorger les égouts de la graisse issue des restaurants. Cette graisse refroidissant et s’épaississant bouche en effet les égouts, un cauchemar pour Thames Water qui gère le réseau d’eau londonien. Retirer ces « fatbergs » des canalisations coûterait près d’un million de livres par mois au gestionnaire. C’est ainsi Thames Water qui acheminera l’huile usagée vers la future centrale électrique. Un contrat a été signé avec 2OC pour fournir quotidiennement 30 tonnes de ce combustible. A l’horizon 2015, la nouvelle centrale qui sera construite pourrait produire 130 GWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 40 000 foyers britanniques. Près de 75 GWh seront achetés par Thames Water pour les besoins de sa station d’épuration et de désalinisation. Le reste des gigawattheures générés grâce à l’huile de friture sera injectée sur le réseau.

Des falafels au biocarburant

Des chercheurs de la société israélienne TransBiodiesel ont également démontré le potentiel énergétique de l’huile de friture, dans laquelle sont par exemple préparés les falafels (boulettes de pois chiches ou de fèves). Ils ont récemment mis au point une enzyme catalyseur qui permet de recycler cette huile en biocarburant compatible pour alimenter des moteurs diesel.

Cette enzyme suscite un vif intérêt car elle évite la production de déchets toxiques, contrairement aux catalyseurs alcalins actuellement utilisés pour produire du biodiesel (méthylate de sodium et hydroxyde de sodium). Elle ne se limiterait d’ailleurs pas à la synthèse d’huile servant à préparer les falafels et pourrait a priori être exploitée pour convertir tout type d’huile de friture. Le coût de l’enzyme pour produire 40 000 tonnes de biodiesel atteindrait près de 2 millions de dollars selon TransBiodiesel. Chaque tonne d’enzyme permettrait de produire 3 000 à 5 000 tonnes de biodiesel selon les caractéristiques de l’huile utilisée. L’huile de friture enrichit ainsi bien ses possibilités de valorisation, en plus de notre alimentation.



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