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Le café cultivé de manière équitable est menacé par le changement climatique

En 2013, la culture du café pratiquée d’une façon éthique et durable a augmenté sa production mondiale de 4,5%, en hausse de 45% par rapport à l’année précédente. Le café est l’une des marchandises la plus échangée dans le monde et cette augmentation de 4,5% équivaut à 375.000 tonnes, mais cette culture est en danger.

Les entreprises qui vendent du café issu de productions équitables à Mc Donald, Nespresso etc… est cultivé dans des exploitations certifiées par Rainforest Alliance. En choisissant du café provenant des plantations certifiées par Rainforest Alliance, de plus en plus d’entreprises se rendent compte que la certification durable favorise les bonnes affaires en assurant la viabilité à long terme des chaînes d’approvisionnement. Ainsi, le mois dernier, McDonald USA a annoncé qu’il obligeait tous ses fournisseurs de café à livrer leur produit provenant de fermes certifiées. Une majorité de ses enseignes en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande servent du café équitable. Plus de 118.000 exploitations de café couvrant près de 800.000 hectares sont certifiées Rainforest Alliance, répondant aux pratiques les plus rigoureuses en matière environnementale et sociale - ce qui signifie l’arrêt de la déforestation, la protection de la faune, la gestion des déchets, et la réduction de l’utilisation de produits chimiques ainsi que le bien-être des ouvriers agricoles récoltant le café.

Le café et le changement climatique

La culture du café "durable" est devenue encore plus importante dans le contexte du changement climatique, les températures qui ne cessent de grimper déciment les champs de café dans le monde. Si l’on prend conscience des risques à long terme de l’impact de ce réchauffement planétaire, le risque à court terme concernant le café est déjà présent. Ainsi, Starbucks a acheté sa première ferme de café pour sa production de café cultivé de manière durable en recherchant des variétés résistantes au changement climatique. L’arabica est le plus à risque, et c’est le type de café que la plupart des gens boivent. Presque tous les endroits où il est cultivé à l’état sauvage - principalement l’Éthiopie, l’Ouganda et le Kenya - pourraient ne plus rien produire vers les années 2050. La même chose est probable en Amérique du Sud et en Amérique centrale, où l’arabica est cultivé. Il provient d’arbres très fragiles, pour bien produire ils demandent des conditions qui ne sont ni trop chaudes, ni trop froides, ni trop humides, ni trop sèches !

Outre ce besoin de conditions quasi parfaites pour donner ses fruits, l’arabica est également très vulnérable au champignon, appelé "rouille des feuilles" à cause de la décoloration et du dessèchement qui leur inflige. Il s’est propagé à partir de l’Afrique et de l’Asie dans toutes les régions de culture du café, sauf Hawaï et l’Australie. Les arbres infectés meurent de cette moisissure et elle peut détruire totalement la culture d’un pays. Le premiers cas de" rouille du café" a été signalé au Brésil, et la hausse des températures et des précipitations causées par le changement climatique ont permis au champignon de vivre à des altitudes plus élevées là où on ne le trouvait pas il y a encore quelques années.

Au Guatemala 70% des plants de café ont eu la maladie. Il pourrait réduire la production de 40% l’année prochaine, c’est le cas aussi pour les pays voisins.

Site Web : http://rainforest-alliance.org/gree...



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