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Le recyclage des emballages ménagers marquent le pas

Les performances de recyclage stagnent en 2012 par rapport à l’année précédente. Un pourcentage de 67% de recyclage a été obtenu. Malgré l’augmentation de plus de 34 % des financements aux collectivités entre 2010 et 2012, l’objectif de 75 % du Grenelle de l’environnement ne sera tenu qu’en réorganisant le tri, selon Eco-Emballages.

C’est environ 66% des Français qui disent pratiquer le tri systématiquement. La répartition du tri s’effectue ainsi :

- 30 kg par habitant/an d’emballage verre

- 46 kg par habitant/an d’emballages ménagers, dont 15kg d’emballages papier-carton, acier, aluminium et plastique.

En 2012, la collecte sélective a permis d’éviter l’émission de 2 millions de tonnes de CO2, l’équivalent d’un million de voiture en circulation en moins sur une année.

2012 : les 20 ans du dispositif ont été fêtés

Durant toutes ces années, les modes de consommation, et les emballages ont évolué , ainsi que les techniques de recyclage. La matière recyclée a pris aussi de la valeur. Le geste de tri est devenu le premier geste environnemental des Français en une génération, sans contrainte ni incitation financière. Ainsi 91% des Français pensent qu’il est utile de trier contre 7% seulement qui se déclarent réfractaires. Cette prise de conscience engendre aussi l’adoption de comportements éco-responsables, notamment en matière de réduction des déchets lors des achats, et de l’attention particulière portée à la quantité d’emballage chez les personnes les plus assidues au tri. La mobilisation est primordiale, car pour atteindre les derniers points de recyclage ( 75%), il est nécessaire de trier plus, et mieux.

Une collaboration étroite avec les entreprises

100.000 tonnes d’emballages ménagers mis sur le marché, évités, entre 2007 et 2012 : lors de son bilan du tri et du recyclage pour 2012, Eco-Emballages s’est réjoui de l’atteinte de l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement. L’éco-organisme a travaillé pour cela en amont avec les entreprises. Pour mémoire, 4,728 millions de tonnes d’emballages ont été mis sur le marché en 2011. Il s’agit bien de réduire aussi le volume et le poids de l’emballage, mais sans nuire à ses fonctions de protection et de conservation du produit ni à son recyclage futur, en utilisant, par exemple, des matériaux certes plus légers, mais que l’on ne sait pas encore recycler.

Limiter l’impact environnemental de l’emballage impose donc de considérer toutes les étapes de son cycle de vie. Et mobilise l’ensemble des ressources de l’entreprise : marketing, industrielles, financières, logistiques, R&D, qualité...pour que le nouvel emballage réponde aussi bien à ses besoins qu’aux attentes du consommateur. Toutes les entreprises le savent : l’éco-conception est une démarche globale et de longue haleine, avec des projets qui se déroulent souvent sur plusieurs années.

Le secteur des boissons par exemple (eaux, vins et spiritueux) représente 77% des efforts de réduction. "Pour les matériaux, ce sont le plastique (44%) et le verre (39%) qui enregistrent les plus fortes baisses" selon Eco-Emballages.

De solides fondations sur lesquelles l’avenir se construit

Aujourd’hui, il est nécessaire d’explorer de nouvelles manières de faire, d’augmenter les connaissances de ce qui fonctionne et de ce qui ne marche plus. Cette connaissance et cette expertise contribueront à éclairer des choix pour gagner en efficacité et contribuer à l’économie circulaire.

Une étude pilotée par l’Ademe a permis d’établir plusieurs scénarios à l’horizon 2020. Elle montre que la mise à niveau de l’ensemble du parc et la création des capacités supplémentaires nécessaires seront très coûteuses : de l’ordre de 200 millions d’euros d’investissement uniquement pour faire face aux augmentations de tonnages avec les consignes actuelles, et d’environ 700 millions d’euros d’investissement dans l’hypothèse d’une extension des consignes de tri à tous les emballages en plastique.



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