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Les déchets de l’huile d’olive : des composés à valeur ajoutée

Une étude argentine, publiée dans Biofuel Research Journal, met en évidence les possibilités d’exploitation des eaux usées de moulins à olives comme une matière première pour la production de produits à haute valeur ajoutée.

Ces produits présenteraient un fort intérêt pour les industries des biocarburants, des produits cosmétiques, des produits alimentaires et de l’agriculture. Les eaux de rejet de l’industrie de l’huile d’olive font partie des effluents agro-industriels les plus nocifs avec une forte capacité de pollution. Ils sont très toxiques pour les écosystèmes et les organismes vivants. Mais la présence de carbohydrates, d’acides organiques et de nutriments minéraux ainsi que la forte teneur en phénols et autres composés antioxydants naturels font de ces déchets une source potentielle de produits naturels à haute valeur ajoutée.

De nombreuses possibilités

Les eaux de rejet des moulins à olives contiennent peu d’azote, de sucres, d’acides volatiles, de polyols et de lipides, ce qui en fait un matériau prometteur pour la production de bioénergie. De plus, la forte quantité de matière organique transforme cet actuel déchet en une matière première convenable pour la production d’éthanol et de biodiesel. Il faut cependant supprimer ou réduire la quantité de composés phénoliques, ce qui permettrait d’utiliser les fractions de carbohydrates et de lipides pour la production de ces biocarburants.

Pour ce faire, un prétraitement à l’aide de Pleurotus sajor-caju, un champignon cultivé sur des déchets végétaux, permet de réduire de plus de 50 % ces phénols. La présence d’huiles résiduelles et de polysaccharides font des eaux de rejet des moulins à olives une source de carbone intéressante pour la production de biosurfactants, sous la forme de rhamnolipides ou de surfactine. Les coproduits des huiles d’olive contiennent des débris de polysaccharides provenant des parois cellulaires des olives : ces molécules pourraient permettre la production de fibres alimentaires pour animaux. Au niveau industriel, les noyaux d’olives sont déjà utilisés pour produire des bioplastiques.



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