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Prix de l’électricité : une hausse de 1,6% en 2014 ?

La Commission de régulation de l’énergie(CRE) a jugé que les tarifs de l’électricité (hors taxes) doivent augmenter d’au minimum de 1,6% cette année, si la nouvelle méthode de calcul voulue par le gouvernement est appliquée.

La hausse des "tarifs bleus" doit être de 1,5% en 2015 et de 2% en 2016, a précisé le régulateur de l’énergie dans un rapport détaillé, mais elle devrait être bien supérieure si le gouvernement décide d’y inclure des rattrapages tarifaires. En effet, l’Etat doit compenser le manque à gagner pour EDF sur les années 2012 et 2013 à la suite d’une décision du Conseil d’Etat qui avait estimé que les tarifs appliqués sur ces deux années ne reflétaient pas les coûts de l’électricien historique. 

Un nouveau mode de calcul

Une nouvelle méthode, dite par "empilement", prévoit de fixer le tarif par "l’addition" des coûts des différentes composantes de la filière, dont le prix de l’électricité sur le marché de gros, et non plus par l’unique considération des coûts comptables d’EDF. Ainsi, se superposeront le coût de production nucléaire (Arenh), le complément à la fourniture d’électricité, les coûts commerciaux d’EDF, les coûts d’acheminement calculés par le régulateur de l’énergie (Turpe), ainsi qu’une rémunération pour EDF. L’Arenh, le prix auquel EDF doit revendre jusqu’au quart de son électricité nucléaire à ses concurrents, est actuellement fixé à 42 euros par mégawattheure, mais il pourrait augmenter à 44 euros l’an prochain puis à 46 euros en 2016, selon la CRE. Les prix du marché de gros, qui représenteront de 7 à 10% de l’empilement total, ont en revanche fortement baissé depuis deux ans. Mais le calcul de la CRE n’inclut toutefois pas un montant de 1,1 milliard d’euros de manque à gagner subi par l’opérateur historique en 2012 et 2013 en raison de l’écart entre les tarifs appliqués et les coûts qu’il a supportés, qui devrait faire l’objet d’un rattrapage et entraîner une hausse plus importante des tarifs.

Énergie verte

L’essor des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse…) est financé par une taxe - la contribution au service public de l’électricité (CSPE) - acquittée par le consommateur et qui figure sur sa facture d’électricité. Elle couvre les charges d’EDF que la loi oblige à racheter aux producteurs l’énergie « verte » à un prix subventionné. Ces charges représentent environ 6,2 milliards d’euros au titre de l’année 2014, contre 5,3 milliards d’euros en 2013. La CSPE est passée de 9 euros en 2012 à 16,50 euros au 1er janvier 2014. Elle devrait à nouveau augmenter en 2015. Cette taxe devrait même être plus importante et bondir à 8,9 milliards en 2020 puis à 10,9 milliards en 2025.

En cumulé, le seul surcoût lié au prix d’achat bonifié de l’électricité renouvelable atteindra 73 milliards d’euros entre 2014 et 2025, dont 31 milliards rien que pour le photovoltaïque.

La CSPE, qui pèse pour 10 à 13% de la facture, a été fixée à 16,5 mégawattheure en 2014 et elle devrait augmenter de 3 euros l’an prochain, selon la CRE.



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