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Selon In Extenso Tourisme Culture & Hôtellerie la clientèle nationale au rendez-vous des hôteliers à l’occasion des vacances

L’espoir d’un retour de la clientèle étrangère cet été s’estompe face à l’incertitude d’un retour à la « normale », comme l’a affirmé Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes le 11 avril dernier. Ce qui laisse présager une saison estivale aux performances quasi-similaires à l’année 2020.

L’accélération de la campagne de vaccination devrait toutefois influer sur les projets de voyage des Français, qui ont été au rendez-vous lors des dernières vacances de février dans les établissements français. Les différents indicateurs de performance ont ainsi affiché une légère progression par rapport à janvier. Le taux d’occupation a atteint 24%, en recul de 59% par rapport à 2020 mais en hausse de 4 points, en comparaison avec le début de l’année.

Le RevPAR du parc hôtelier national a également progressé et atteint 19€ en février − en recul de 63% par rapport à 2020 − alors que le prix moyen s’est établi à 79€ HT (-9% qu’en 2020). Les hôtels Milieu de gamme n’ont cependant pas bénéficié de ces progressions, puisqu’ils ont enregistré un recul important, de 16% de leur RMC. Tandis que l’hôtellerie Luxe Haut gamme a repris pour sa part quelques couleurs, non sans peine, avec une progression de 2% de son TO par rapport à janvier.

Les variations de performances entre les destinations continuent également d’être observées, impactées par la clémence de la météo et les mesures restrictives de déplacement dues à la propagation des variants du Covid-19. Pour le mois de la Saint-Valentin, les Français ont ainsi favorisé les destinations littorales et montagnardes et des grandes agglomérations, comme Le Havre, Angers ou encore Toulouse.

« L’ensemble des indicateurs reste dans le rouge, mais les déplacements des Français durant les périodes de vacances notamment, rassure les hôteliers sur la résilience du secteur et sa capacité à rebondir. Et si le retour des voyageurs internationaux n’est toujours pas d’actualité, la clientèle nationale est au rendez-vous et pourrait l’être davantage avec la progression des vaccinations. Les prévisions de performances pour l’été 2021 ne sont donc pas encore arrêtées », commente Olivier Petit, Associé chez In Extenso Tourisme, Culture et Hôtellerie.

Paris et Ile-de-France : très doucement, mais sûrement

Depuis trois années consécutives maintenant, l’hôtellerie francilienne est affectée en février, par un contexte national tendu, cette fois pour motif sanitaire. En 2021, les performances de l’hôtellerie parisienne sont globalement stabilisées par rapport au mois précédent : le TO a progressé d’un point, le RMC a atteint 122€ (contre 120€ en janvier), et le RevPAR augmente d’un euro pour atteindre 18€.

Cependant, seuls les hôtels Luxe et Palaces ont enregistré une hausse de leur prix moyen alors que leur TO s’est stabilisé à 6% depuis le début de l’année. Les hôtels de gammes inférieures, davantage sollicités pour accueillir la clientèle d’urgence, ont vu leur RMC reculer dissemblablement, entre 9% et 39%.

De même, les hôtels localisés sur les petite et grande couronnes restent sensiblement moins impactés que ceux localisés sur Paris intra-muros. En février, les hôtels Milieu de gamme ont ainsi enregistré un RMC en recul à 9%, alors que la gamme Economique accuse un recul de 14%.

Durant le mois de février, seuls 62% des hôtels de Paris intra-muros étaient ouverts. Et si une faible progression des ouvertures a pu être observée pendant ce mois, plus d’un quart des établissements franciliens restent fermés. Parmi eux, 70% ne pouvaient déterminer encore leur date de réouverture. Selon le Comité Régional du Tourisme de l’Ile-de-France, les hôtels franciliens ont accueilli une proportion de clientèle étrangère similaire au niveau observé en janvier 2021. Soit moins de 5% du total des clientèles.

Les régions (hors Côte d’Azur) favorisées pendant les vacances scolaires et le week-end de Saint-Valentin

Malgré le contexte sanitaire, certains hôtels de région ont bénéficié des périodes de vacances durant le mois de février. Ils ont ainsi enregistré une hausse de trois points de leur TO par rapport à janvier 2021, toutes catégories confondues : l’occupation a atteint 26% sur le mois (contre 58% en février 2020), le prix moyen, de 73 € HT, a fléchit de 7% par rapport à l’année dernière, et le RevPAR des hôtels ouverts et fermés a pour sa part atteint 19 € HT (-56% qu’en février 2020).

Dans l’ensemble, les hôtels des grandes agglomérations ont affiché une meilleure occupation que ceux situés en métropoles régionales. Ces derniers ont également enregistré des baisses d’occupation légèrement plus marquées en comparaison avec celles de février 2020.

Une partie du parc a également pu tirer parti de la Saint-Valentin. L’évènement aura permis à la clientèle locale d’investir les hôtels, le temps d’un week-end et cela malgré les contraintes liées à la restauration, qui sont de plus en plus compensées par la mise en place de room-service. Certains établissements, fermés sur d’autres périodes du mois, ont même exceptionnellement ouvert leurs portes pour l’occasion. Et malgré l’annulation de certaines réservations et la fermeture des remontées mécaniques, les destinations de littoral et de montagne ont tout de même bénéficié de la période de vacances.

La Côte d’Azur : légère remontée de l’occupation mais un avenir toujours incertain

Comme sur le reste du territoire, le marché azuréen est marqué par une légère remontée du niveau d’occupation. De 16%, l’occupation a augmenté de 4 points par rapport à janvier. La recette moyenne par chambre louée a atteint 69 € HT ce mois, en augmentation de 2€ par rapport à janvier. En cumul sur les deux premiers mois de l’année, l’ensemble du parc hôtelier de la région enregistre un recul de RevPAR de 69% comparé à la même période de 2020, à 10 € HT.

L’hôtellerie monégasque continue de témoigner d’un meilleur remplissage que les autres villes de la région notamment Cannes et Nice. Le taux de fermeture reste toutefois important sur la Côte d’Azur.

Alors que les performances du secteur sont déjà démesurément faibles, la sombre perspective d’atteindre des performances semblables à celles observées en avril 2020 à la suite du confirment stricte semble inimaginable. Pourtant, l’impact de la nouvelle forme de confinement reste inconnu. L’accélération de la campagne de vaccination semble être le seul remède à cet état de fait.



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